Windows n’a pas besoin d’un rituel mensuel. Rien ici ne se lance « pour faire propre » : chaque opération répond à un déclencheur précis.
Deux blocs à ne pas confondre. L’entretien se fait de temps en temps, la réparation uniquement quand quelque chose casse.
Entretien
Mettre à jour les logiciels : une fois par mois, ou avant une session de jeu importante. Le bouton Mettre à jour tous les logiciels d’opti.ps1 s’en charge, onglet Runtimes.
Il traite les logiciels un par un, ce qui évite qu’un seul récalcitrant bloque tous les autres. À la fin, il liste ce qu’il n’a pas pu faire.
À la main, la commande équivalente est celle-ci, dans un terminal administrateur.
winget upgrade --all --include-unknown --disable-interactivity
Le paramètre --include-unknown traite les logiciels dont winget ne lit pas la version installée. Sans --disable-interactivity, la commande peut s’arrêter et attendre que tu saisisses un dossier d’installation.
Certains logiciels ne passeront jamais par winget, notamment les lanceurs de jeux comme Battle.net. Ils se mettent à jour seuls à leur ouverture. Les jeux, les pilotes et les applications du Store gardent aussi leurs propres canaux.
Libérer de l’espace disque : quand le disque se remplit, ou tous les deux ou trois mois. Les cases Nettoyage disque et Vider les dossiers Temp d’opti.ps1 s’en chargent, onglet Optimisation, catégorie Maintenance.
Elles sont décochées par défaut. Survole le « ? » de chaque case pour savoir exactement ce qu’elle supprime avant de la cocher.
Vider le cache DNS : quand un site ne se résout plus, ou après avoir changé de serveur DNS. Pas avant : le cache expire tout seul.
ipconfig /flushdns
Vider le cache des shaders : uniquement en cas d’artefacts graphiques, de textures corrompues, ou de stutter apparu après un changement de pilote. Supprime le contenu de %LOCALAPPDATA%\NVIDIA\DXCache, %LOCALAPPDATA%\NVIDIA\GLCache et %LOCALAPPDATA%\D3DSCache, jeux fermés.
⚠️ Le cache shaders n’est pas à vider en routine
Le supprimer force les jeux à recompiler leurs shaders : tu auras plus de stutter les premières parties, pas moins. Il est limité à 10 Go (réglage de l’étape 6) et le pilote purge les vieilles entrées tout seul. On y touche sur symptôme, jamais « pour nettoyer ».
Réparation
Ces commandes ne relèvent pas de l’entretien. On les lance sur un symptôme. Une mise à jour qui échoue en boucle, un composant qui refuse de s’installer, une application qui plante au démarrage.
Étape 1 : dans le Terminal en administrateur, lance la vérification des fichiers système.
sfc /scannow
S’il annonce n’avoir trouvé aucune violation d’intégrité, c’est fini. Tu redémarres et tu n’as rien d’autre à faire.
Étape 2 : uniquement s’il signale des fichiers qu’il n’a pas pu réparer. Cela veut dire que le magasin de composants est lui-même abîmé.
DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth
sfc /scannow
DISM répare le magasin dans lequel sfc puise ses copies saines, puis le second sfc retente la réparation sur une base propre. Redémarre ensuite.
Une connexion Internet est nécessaire pour l’étape 2 : DISM retélécharge les composants abîmés depuis Windows Update. Compte plusieurs minutes.
💡 Ce qui ne sert à rien
Défragmenter un SSD, « nettoyer le registre », vider la RAM avec un utilitaire, purger le cache shaders chaque mois : aucun gain, et parfois des dégâts. Windows fait déjà le TRIM, la maintenance planifiée et la gestion mémoire tout seul.